Dans le cadre de la résidence LABoratorium, portée par LABoral et iMAL, et cofinancée par la Délégation générale Wallonie-Bruxelles en Espagne, Wallonie-Bruxelles International et l’Ambassade d’Espagne en Belgique, les artistes Santiago Colombo Migliorero et Yannis Gkouzoumas ont développé le projet Burnout Machines.
Cette résidence de recherche artistique a favorisé l’exploration des relations entre l’art, le travail et les technologies numériques, en créant un espace d’expérimentation et de réflexion autour des effets des systèmes technologiques contemporains sur les corps, les objets et les modes de vie.
Burnout Machines : lorsque les humains et les machines atteignent leurs limites
Dans une société marquée par la quête permanente de performance, Burnout Machines interroge la relation entre les corps humains et les machines, tous deux soumis à une même logique de productivité continue. Le projet repose sur une question centrale : que se passe-t-il lorsque les systèmes que nous avons créés – et nous-mêmes, en tant que parties intégrantes de ceux-ci – sont poussés au-delà de leurs limites de fonctionnement ?
À travers la sculpture en mouvement, l’installation numérique et la performance, les artistes ont conçu des systèmes sous tension, des structures qui se répètent, échouent, ralentissent ou s’effondrent. Boucles, surcharges, décalages et pauses composent un langage matériel qui reflète l’épuisement comme un état partagé entre l’humain et la technologie.
La recherche menée au cours de la résidence à iMAL (Bruxelles) et à LABoral (Gijón) a exploré la manière dont l’épuisement des machines peut devenir visible lorsqu’il se matérialise, ainsi que ce que ce phénomène révèle du corps humain qui les a conçues à sa propre image.
Les artistes
Santiago Colombo Miglioreroo est un artiste visuel et multimédia argentin installé à Madrid. Sa pratique explore la mémoire des objets, les transformations de la matière ainsi que les relations entre le numérique et le monde physique.
À travers des sculptures, des objets mécaniques, des matériaux tactiles, des images générées par ordinateur et d’autres médias numériques, son travail s’intéresse aux traces, aux temporalités et aux récits qui émergent de l’interaction entre technologie, matière et territoire.
Il a participé à des résidences et à des expositions internationales dans des institutions telles que ACC Galerie (Allemagne), BilbaoArte Fundazioa (Espagne), La Maison des Auteurs (France), CC Recoleta (Argentine), Horanggasy Studio (Corée du Sud), le Centro Conde Duque (Madrid) et le Círculo de Bellas Artes (Madrid), entre autres.
Yannis Gkouzoumas est un artiste multimédia et chercheur grec installé à Bruxelles. Après une première formation en ingénierie informatique à l’Université Aristote de Thessalonique, il a poursuivi son parcours artistique en obtenant un master en arts visuels à la LUCA School of Arts.
Sa pratique se situe à l’intersection des nouvelles technologies, des médias audiovisuels, de l’installation et de la performance, en associant expérimentation technique, théorie critique et recherche fondée sur l’expérience corporelle.
Son travail s’intéresse aux formes de résistance face à la médiation technologique permanente et aux exigences contemporaines de productivité. Il porte une attention particulière à ce qui échappe à la logique des systèmes numériques : l’intimité, le repos, les mouvements imprévisibles ou encore les expériences difficiles à mesurer et à contrôler.
Son œuvre a été présentée dans des lieux tels que La Maison des Arts, LaVallée, Visual Gallery (Bruxelles) et STUK (Louvain), entre autres.
À travers Burnout Machines, Santiago Colombo Migliorero et Yannis Gkouzoumas proposent une réflexion critique sur les relations entre technologie, travail et corps, mettant en lumière les tensions et les limites d’une société organisée autour de la recherche permanente de performance.






